Publié le 14/12/2016

Portraits & témoignages

 

© Dominique Lagoutte

Témoignage de Dominique Lagoutte adhérente au Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne  depuis plus d'une vingtaine d'années. Ce qui l'a motivée au départ : des projets d'aménagements sur le site du Cirque de la coquille, propriété de sa commune, classé ZNIEFF pour la Linaire des Alpes, espèce rare inféodée aux éboulis calcaires. Le Conservatoire, qu'elle découvre alors, est consulté. Ayant une fibre naturaliste et botaniste de formation, elle le rejoint pour suivre ce site et devient conservatrice bénévole.  Elle a contribué à la conception du sentier de découverte, mais ses activités sont variées : faire le comptage de la Linaire de mi-juin à mi-septembre, vérifier les installations et constater les éventuelles dégradations, organiser des visites guidées pour le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne ou d'autres associations locales, surveiller la colonisation du site par les pins noirs et sylvestres (chantiers organisés en 2000 et 2013) et au besoin d'arracher les jeunes pieds. Dominique est également chargée de missions ponctuelles comme présenter le Conservatoire, en tant que société civile dans le Conseil économique, social et culturel du projet de Parc national de la forêt de feuillus de plaine.

Ses motivations ? Oeuvrer pour la préservation de ce site peu banal et de cette espèce végétale particulière, et faire comprendre qu'il est nécessaire d'ouvrir le site au public pour le sensibiliser, tout en préservant certaines zones fermées. C'est une démarche citoyenne.

 

Témoignage de Nathalie Legrand administratrice bénévole du Conservatoire d'espaces naturels de Corse

" Convaincue, plus que passionnée, par l'importance de la protection de l'environnement, j'avais depuis longtemps l'idée de m'impliquer dans ce domaine. J'ai donc répondu à un article dans la presse faisant appel à des bénévoles pour l'observation des oiseaux nicheurs ; j'y ai vu une opportunité de sensibiliser mes enfants à l'environnement via une activité familiale... c'est ainsi que j'ai rejoint la sphère des bénévoles...

Très vite, on m'a proposé d'entrer au Conseil d'administration de l'association qui avait besoin d'un soutien administratif. L'argument majeur était l'aspect apolitique. Il était important pour moi d'être bénévole et non militante.

Deux enfants, un travail à plein temps ! Mon entourage ne comprenait pas... cela semblait être comme une contrainte de plus ! ... Mais être bénévole était un état d'esprit. Cela répond au besoin de partager, de donner, de s'exprimer, de s'investir tout en sortant du schéma contractuel financier.

Etre bénévole me donne le sentiment d'être libre, de reconnaissance, de place dans la société.

Au cours de mes quatre années d'expériences, ce bénévolat a évolué en deux aspects :

- la participation sur le terrain en tant qu'adhérente : soutien aux actions mises en oeuvre, chantier bénévole, observation, etc... : cette participation nourrit mon intérêt pour les activités nature, agrémente la vie, les relations sociales, me permet de concrètement oeuvrer au niveau local, m'a permis de découvrir l'ornithologie et le monde des naturalistes, des scientifiques. J'ai été amenée à côtoyer les personnes hautement qualifiées qui font partager leur savoir en toute simplicité. Ce mélange social raisonne beaucoup comme "humanité".

- la participation au conseil d'administration : cela me permet de mieux comprendre les enjeux de la protection de l'environnement, d'appréhender la complexité de la mise en oeuvre d'actions. Cela force la réflexion, permet d'élever sa vision. S'exprimer par le vote permet d'avoir une implication locale concrète.

Ces deux aspects donnent du sens à mon statut de citoyenne et d'individu.

Enfin, la structure des Conservatoires d'espaces naturels permet aux deux sphères où évoluent les salariés d'un côté et les adhérents bénévoles de l'autre d'oeuvrer ensemble pour la même cause et de flouter les barrières ; c'est l'association du monde professionnel et bénévole autour d'un même projet. C'est pour moi un bel exemple de synergie citoyenne à continuer à développer ".

Témoignage de Nathalie Legrand
Administratrice au Conservatoire d'espaces naturels de Corse

 

Animation sur le site des Friches des Parterres © Aurélie Chézière - Aurélie Grison

Témoignages d'Aurélie Chézière et Aurélie Grison,
conservatrices du site des Friches des Parterres (Loiret), préservé par le Conservatoire d'espaces naturels Centre-Val de Loire

 

Ancien site d’extraction de granulat, remodelé pour que la nature y reprenne ses droits, les Friches des Parterres accueillent aujourd’hui une biodiversité remarquable, notamment due à la mosaïque de milieux ligériens. Aurélie Grison a grandi à proximité du site et se rappelle encore ses balades dominicales à la découverte de la nature. « Ces balades m’ont probablement poussée à accomplir une formation universitaire en biologie », nous confie-telle. Des compétences et une passion qu’elle met aujourd’hui en pratique via une somme d’observations, concernant en particulier les amphibiens, les insectes et les orthoptères (criquets et sauterelles) mais aussi la botanique. Elle a appris l’existence des Conservatoires d’espaces naturels lors de sa formation universitaire avec nos homologues du Conservatoire régional d'espaces naturels de Poitou-Charentes ; c’est en rentrant dans le Loiret qu’elle s’investit à nos côtés pour la préservation de ce site qui lui permet de garder une attache locale.

Membre active de nombreuses associations de protection de la nature, Aurélie Chézière répond présente lors de chaque sortie ou évènement naturalistes. « Je suis tombée amoureuse de cet espace il y a une dizaine d’années lors d’une balade nature. Je reconnais plus particulièrement les différentes espèces d’oiseaux ». Chaque année, notre « duo d’Aurélie » met ses passions en commun pour réaliser des animations toujours fort appréciées. Entre oiseaux, Castors, insectes et botanique, le public peut apprécier à sa juste valeur la richesse de ce site, grâce à l’entrain et le dynamisme de ses deux ambassadrices, un rôle qu’elles prennent très au sérieux.